3 questions àLes News E-Tourisme en Paca

Le concept des « 3 questions à » est simple : des interviews avec des acteurs touristiques en PACA sur les sujets du digital et de l’écriture sensorielle. De quoi partager les expériences et ouvrir pourquoi pas, au fil des échanges, de nouvelles pistes numériques pour le tourisme en Provence. Ce mois-ci, Stéphanie Amadei, responsable de la communication de l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence s’est prêtée au jeu ! 

 

1. Bonjour Stéphanie, selon vous, que faut-il toujours garder à l’esprit avant de publier quelque chose sur les réseaux sociaux touristiques ? 

Bonjour, nous nous adressons à des personnes qui cherchent l’inspiration, l’évasion et c’est à elles que nous pensons avant de publier textes, photo ou vidéo. Il est important que ceux-ci soient adaptés aux réseaux sociaux choisis, à leur vocation et leurs particularités. Le ton se veut léger et fait appel à l’émotionnel.

Les contenus doivent apporter des informations utiles, être séduisants, vivants, ludiques, dotés d’une capacité à raconter des histoires et transmettre des émotions. Ils sont conçus pour que nos futurs visiteurs puissent se projeter et imaginer l’expérience qu’ils pourraient vivre à Aix-en-Provence.
La facilité d’utilisation, de programmation, de relai auprès de cibles variées, et surtout généralement gratuite, est une source de satisfaction pour le développement de la notoriété de l’agence, en France comme à l’étranger.

Le digital et le Pays d’Aix font des merveilles ensemble. Crédits : Grégory Cordero

2. Demain, vous devez inviter 4 réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat) mais vous n’avez que 3 places à votre table. Qui reste sur la touche et pourquoi ? Qui occuperait la place d’honneur et pourrait reprendre du dessert ? 

Chaque réseau a sa spécificité et son intérêt. Ils sont complémentaires ; c’est faute de temps que nous ne les exploitons pas tous. Facebook vise avant tout l’engagement de l’internaute. Nous l’utilisons beaucoup pour amener du trafic sur notre site web aixenprovencetourism.com. Il est employé également pour générer de la viralité, grâce à un contenu émotionnel qui se partage. Instagram, très lié à la photo et Youtube fondé sur la vidéo sont davantage « inspirationnels ». Nous les utilisons essentiellement pour faire rêver et séduire. Snapchat est intéressante pour mettre en avant le moment vécu, lorsque l’on vise la génération des millennials, à condition de maîtriser les « codes » pour s’adresser à eux de manière adaptée et naturelle.

Twitter me parait en revanche moins utile à notre cible touristique grand public et n’a pas fait ses preuves dans la recherche d’informations touristiques en France. Il peut en revanche présenter un fort intérêt dans le cadre d’une stratégie de développement du Tourisme d’affaires. Les réseaux sociaux ont désormais bien vécu et nous nous intéressons aussi à de nouvelles formes d’accueil et d’interactions ; live chat et chatbot notamment. J’aimerais les inviter aussi à ma table pour discuter un moment avec eux 😉

3. Les lives facebook sont la nouvelle tentation des organismes touristiques. A proscrire, à petite dose ou à volonté chez vous ?

Nous avons le projet de développer la production de vidéos, avec, derrière, une stratégie de diffusion multicanale. Des lives Facebook, pourquoi pas car c’est intéressant pour faire vivre en direct des expériences et faire sentir le « poul » de la destination mais la qualité est trop dépendante du réseau Internet parfois insuffisant. Je préconise plutôt la réalisation de vidéos courtes montées et redistribuées ensuite sur nos réseaux sociaux et pages web.

4. Bonus : Que pensez-vous de l’écriture sensorielle que je propose au sens de « j’informe, je dialogue, je décris et surtout… je fais part de mon ressenti » (le fameux flux de conscience trop souvent écarté dans les articles) ? La course au référencement n’a-t-elle pas dans le passé noyauté la créativité ?

L’écriture sensorielle me parait être une excellente approche dans le domaine du Tourisme car elle apporte un supplément d’âme et permet de faire appel à l’émotion. Elle est particulièrement adaptée aux blogs de voyage qui peuvent témoigner librement de leur expérience.

Je pense qu’il est possible de combiner écriture sensorielle et référencement, d’autant plus que les algorithmes ont évolué et cherchent d’avantage du contenu qualitatif que des mots clés.

Merci à Stéphanie Amadei pour sa contribution.

Professionnels du tourisme en PACA, vous avez envie de témoigner sur votre quotidien numérique professionnel, vous souhaitez vous aussi participer aux « 3 questions à » ? NOUVEAU Remplissez directement l’interview en ligne !

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