Côte d'Azur

Tout commence par un rêve cette nuit. Je fais visiter une modeste demeure à des passants. Peut être pour vendre le bien. Qui sait, nous sommes en plein songe. Mais ce que je vais découvrir dépasse l’entendement.

Nous sommes quelque part en France. Déjà, en montant les marches de l’escalier, j’ai la sensation d’être chez moi, et que je vais découvrir des choses inattendues. J’entre, suivi des potentiels vendeurs. Déjà, l’intérieur est sublimé. Tout est nacré, avec quelques points de décors rappelant tantôt la Bretagne, tantôt le Pays Basque. Curieux mélange. Les potentiels vendeurs qui pestaient contre la façade en charpie, se taisent. Surpris.

Une maison, une fenêtre puis… l’effet whaou

Je comprends tout de suite que cette modeste maison sans jardin est en train de se modeler à ma guise, sous mes yeux, comme je le souhaite. D’abord, mon regard se pose doucement sur une fenêtre menant vers une terrasse surgit de nulle part : je devine à travers les carreaux que je suis sur le point de découvrir quelque chose de sublime. Le dehors. J’ouvre lentement la porte fenêtre. J’avance de deux pas sur une pelouse très courte, coupée à ras, aux reflets de menthe, si bien que je me demande sur le coup si les futurs matelas de ma maison ne pouvaient pas être faits de cette matière. J’ai tout le temps d’y penser. Le soleil irradie tout. Pourtant petit à petit, un panorama indescriptible se dessine sous mes yeux.

Même dans le monde réel, un tel décor me semble difficile à trouver. Je vais tenter de vous le décrire pour que vous vous en imprégnez. J’ai pensé, comme à chaque fois que je fais un rêve aussi grandiose, prendre des photos pour vous les transmettre dans le monde réel, mais une fois de plus, seuls les mots pourront faire office de visuel.

Au loin, un drôle de décor…

Revenons au décor. A une dizaine de kilomètres au loin, vers le sud-est, en contrebas, peut être un kilomètre de dénivelé plus bas, apparue la mer. Une mer pixelisée d’écumes. Avec des voiliers lointains comme ceux qu’on se représente dans les cahiers d’école. Une voile triangulaire. Des dizaines même plantés sur une mer calme. Moussue. Les formes sont sommaires mais puissantes. Évocatrices. Les collines forment elles aussi des contours fantastiques, crayonnés par l’imagination.

Puis l’air ambiant me terrifie de bonheur. Une brise de sud qui se pare des parfums d’un vent du nord, frais, fantasque et désaltérant. Les odeurs se mélangent, forment une valse inédite entre jasmin, thym frais et iode subtile.

Le vent pianote des airs mélodieux. Oui, ici, la météo est mélomane. Et l’air que j’entends est disponible à 1 minute 38 de cette musique. Où est ce que je me suis encore fourré ?

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises dans ce rêve.

En me concentrant, j’arrive à faire varier la couleur de l’eau à distance. J’étais en fait totalement conscient que tout ceci était le fruit de mon rêve. Du coup, j’ai le pouvoir d’en profiter, de peaufiner tout ce décor éphémère qui me faisait face le temps d’une nuit. Un terrain de jeu incroyable.

Des super pouvoirs…

Dans ce belvédère penché sur une Côte d’Azur oubliée, ou une Bretagne réhaussée, ou un Pays Basque déluré qu’importe, je pose mes yeux doucement vers ce qui m’entoure plus près. Et là, je vois apparaître sous mes yeux, avec toujours cette mer fantasque au loin, une piscine naturelle suspendue au bord du vide. L’eau est pour le coup entre l’anis, l’indigo et le mauve suivant les angles. Des roseaux miniatures forment des calades. La piscine s’étage sur plusieurs niveaux. Le vertige ici disparaît. Je suis bien chez moi dans mon imaginaire. Et les visiteurs qui sont venus visiter cette maison que je suis apparemment sur le point de vendre sont déjà en train de faire trempette dans l’eau. Oubliée les “la façade est pas terrible”. L’intérieur les a surpris. L’arrière boutique encore plus.

Et je crois que ce rêve d’une France côtière un peu à part, m’a appris quelque chose de plus profond encore : ne pas se fier aux apparences, oser monter découvrir, et parfois voir des choses qui dépassent notre imagination.

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